Reuh.

J'ai un peu l'impression d'avoir abondonné ce blog, malgré tous mes espoirs et mes bonnes résolutions ("pendant les vacances, j'aurais du temps!".

Pas mal de choses se sont passées. Notamment le bac. Je l'ai. Avec 11,81 (un point de plus en philo et je l'aurais eu, cette putain de mention!). J'ai eu 6 en philo, il parait que c'est normal, que le correcteur était une vraie peau de vache. La meilleure élève de ma classe a eu le même jury, elle a eu 7/20. Enfin, je ne vais pas passer ma vie à me lamenter sur le bac, de toute façon je n'ai rien glandé.

Le bac en poche, j'en ai profité pour m'inscrire à la fac (eeeh oui) donc l'année prochaine, je serais en Langues Etrangères Appliquées, anglais-espagnol. Je suis contente de continuer les langues, mais ça ne me branche pas plus que ça. En fait, une seule chose me motive: la possibilité de prendre une 3eme langue en initiation. Pour moi, ce sera l'hébreu. 

J'ai aussi profité des vacances pour prendre 3 kg, ce qui me déprime outre mesure. J'ai forcément fait le tour de tous les sites de régime, mais ça ne m'aide pas. Au contraire. Ca me fait penser à la bouffe, et j'ai faim.

J'ai envie de fumer, je m'eclipserais bien pour prendre une petite clope (surtout que maintenant, ma môman est officiellement au courant). Cela dit, étant donné que je cumule les crises d'asthme à répétition en ce moment, je préfère diminuer ma consommation.

Pfff. J'ai l'impression d'être une grosse larve. Je fais vraiment rien. D'ailleurs, si quelqu'un à une suggestion d'activité qui me ferais un peu bouger, dont le coût ne dépasse pas les 40 centimes, et plutôt interessante, je suis preneuse!

Promis, je reviendrais. Et pas dans deux mois.

17.7.07 11:07, Commenter

Rêve bizarre et autres...

Encore un rêve bizarre...

J'ai rêvé que mon ex me violait dans une baignoire et qu'après j'avais mes règles et je pissais le sang de partout et je lui disais un truc du style "Tu vois? Je te l'avais bien dit".

Bien sur, je vous épargne les détails.

 

A part ça, je suis plus ou moins malade, et je sais pertinnement que ça vient de la clope. Putain de bronchite chronique.

 

Je m'ennuie. Je m'ennuie terriblement. Je ne fais que dormir, aller à l'ordinateur, boire de la tisane, etc... Ma vie est en pause. Heureusement que mercredi je revois mon ptit chériiiii (iiiiiih!! ^^). C'est fou comme je redeviens une gamine qui croit au prince charmant à chaque fois que je pense à lui... Mais il faut dire qu'il est tellement génial (pas le genre à me violer dans une baignoire, lui, même en rêve!). Je sais que quand je vais le revoir après tout ce temps (enfin, deux semaines, mais ça me parait énorme) il va être encore bien plus beau que dans mes souvenirs, et tout doux et  tout chaud comme il l'est toujours. je ne peux plus attendre!

 

Pour changer totalement de sujet (mais ça m'a traversé l'esprit quand j'ecrivais), l'autre jour, j'avais une phrase qui me trottait dans la tête avant que je m'endorme à tel point que j'ai du la noter pour pouvoir dormir! C'est "Je ne peux pas ne pas penser au temps qui passe". Je trouve que ça sonne bien. En plus je viens de me rendre compte que c'est un alexandrin! Serais-je un génie qui s'ignore?

Qui sait?

 

Hier, j'ai parlé de mon avenir à une amie et elle m'a dit qu'elle ne s'inquiètait pas pour moi, que j'avais toujours été débrouillarde et que de toute façon je m'en sortirais. Ca m'a un peu rassurée de m'entendre dire ça, même si, d'une certaine façon, je le sais déjà... Enfin bon, en ce moment, je vis un peu ma vie au jour le jour.

D'ailleurs, tiens, je vais aller piquer un petit somme avant d'aller manger.

RRRRRzzzzzz.....

27.5.07 11:49, Commenter

Ma vie d'ado se résume...

...à une bonne dose de glande, de nicotine, de chocolat et de boissons plus ou moins alcoolisées.

Et d'un peu de sexe.

A vrai dire, en ce moment, la glande prédomine. Suivit de près par le chocolat. Mon homme est dans les Vosges, pas possible de fumer ici, boire à la rigueur mais pas très envie.

 

Pour tous vous dire, je passe mon temps à dormir, à lire Stephen King (enfin je viens de finir "tout est fatal" et il est... fatal.), à regarder des photos de Jessica Alba sur le net et à me dire (et je suppose qu'il existe un rapport avec l'activité précédente) que je devrais perdre quelques kilos.

 

Je suis obsédée par mon poids. Je ne suis pas grosse, mais je suis petite et j'ai des "formes" (façon pudique de dire que j'ai du gras là ou j'aimerais bien ne pas en avoir, et que cet imbécile à tendance à s'amasser au milieu de mon corps qui adopte peu à peu la forme dite "Bouteille de Perrier". Donc, là, je me dit, j'ai deux solutions: soit me nourrir de salade, de pommes, de carottes et de blanc de poulet, soit me faire gerber à chaque fois que je fait un écart.

Et vous savez quoi? Je suis une faible. Je n'arrive pas à me passer de charcuterie, de chocolat, d'apéritifs, etc... Le pire, c'est que ce n'est pas comme si j'en mangeais 15 grammes à chaque fois. Non. C'est le tobogan de la mort, les chutes du Niaga-gras. Je le fait sans y penser, et je culpabilise à mort après. Et au fur et à mesure que je culpabilise, j'ai FAIM. Ce n'est pas une vrai faim, c'est une envie irrépressible de me remplir jusqu'à ce que je me sente mal. Comme si j'avais quelque chose à combler.

Donc, parfois, je me fais vomir. Ca a du m'arriver en tout une demi-douzaine de fois et, sérieusement, ce n'est pas la chose la plus agréable à faire. Bien sur on se sent merveilleusement vide et on a effectivement plus faim (en fait, on a plus la gerbe qu'autre chose), mais on a mal à la gorge, un sale goût dans la bouche et on se sent surtout très con.

Vous savez comment les anglais appellent ça? "The purge". Se purger. Moi j'appelle ça ne pas assumer.

Mais bon, dans ces moments-là, on y pense pas, à assumer. On pense Keira Knightley. On pense Jessica Alba. On pense au regard un peu désolé de son chéri qui n'ose pas dire non quand on lui demande si on a grossit. Personnellement, je me dit que je n'ai pas assez de cervelle, alors qu'il vaut mieux que je compense physiquement, etc...

 

Je me hais de dire ça. Je sais que je commence à énerver les gens à force de dire que je veux perdre du poids. Surtout que j'ai pas mal de copines plus grosses de moi (question d'égo? allez savoir...). Je ne peux pas m'en empêcher.

D'un autre coté, je me dit que je ne suis pas encore obsédée au point de me priver et donc que si mon corps me posait vraiment un problème je le règlerais au lieu de pleurer sur mon sort (ce qui m'arrive malheureusement assez souvent).

En conclusion je dirais que tout ça est plutôt inutile, non? Je ne suis pas obèse. Je ne suis pas un mannequin. Je ne le serais jamais. Si je veux perdre du poids, je n'ai qu'à me bouger le cul au lieu de jouer à l'anorexique et fumer 500 clopes à la minute en me lamentant sur mon sort.

Voilà environ le cheminement de mes pensées lorsque celles-ci dérivent bizarrement. Un mélange du subjectivité pure (Ouiiin je suis grosse je suis laide) et d'objectivité glacée (Ta gueule. Tu devrais être contente. D'ailleurs tu t'en fout finalement, sinon ça serait carottes-concombres).

 

Ca, c'est typiquement moi. J'ai toujours une dualité en moi, mon côté objectif, parfaitement conscient de mes qualités et de mes défauts et l'autre, à tendance geignarde, pessimiste ou exessivement optimiste. La plupart du temps, c'est le deuxième qui ressort (d'ailleurs je dois beaucoup de mes ennemis à celui-ci) mais, après coup, Miss Pratico-raisonnable (comme dirait Stephen King, merci Steve-O) pointe le nez et réprimande l'autre débile qui se rétracte et se dégonfle comme une magnifique érection après l'évocation de la mère de son propriétaire. 

 

Je suis sure que si Freud m'avait connu, il aurait pété les plombs.

9 Commentaires 20.5.07 17:17, Commenter

A l'ouest (presque) rien de nouveau

Rien de spécial...

J'ai passé mon oral d'espagnol pour le bac et je me suis plantée par rapport à ce que je faisais d'habitude... Je suis donc un peu déçue même si je ne m'inquiète pas outre mesure puisque c'est une épreuve facultative.

Je suis tombée sur un des textes que j'aimais le moins et du coup, je me suis un peu enmélé les pinceaux... Heureusement, l'examinatrice était adorable, elle m'a vraiment soutenu. Pas comme cette vieille peau qui m'a fait passé mon oral de français l'année dernière. Enfin bon. That's kind of a sore subject.

 

J'ai passé la nuit chez mon chéri. On a beaucoup fumé (enfin surtout moi), on a mangé des bonbons, des nems et du gratin de pates, préparé un tiramisu belge ("Quoi? T'utilises des speculoos?! Mais c'est quoi cette recette?", regardé la momie 2, fait des calins, etc... C'est horrible de me dire que je ne vais plus le voir avant au moins 10 jours. Il va terriblement me manquer.

Je sais. Je suis attachée à mon homme comme une pauvre huître à son rocher. Je suis folle amoureuse de lui, même si parfois, fatigue et autres soucis aidant, je n'arrive pas à le montrer comme il le faudrait. Là, maintenant, j'aimerais bien être dans ses bras, blottie contre lui et oublier tout, le bac (qui m'angoisse de plus en plus), mon futur (qui m'angoisse aussi de plus en plus), le job que je risque de ne pas avoir cet été, mes amies qui ne le sont plus vraiment... et le reste.

 

Ca m'énerve d'être angoissée comme ça. J'ai l'impression de ne pas voir le bout du tunnel. J'ai juste envie de rester au lit, de dormir, de bouquiner. Je n'ai même plus envie de glander. Il en découle un tel sentiment de culpabilité que je n'y prend même plus de plaisir et pourtant je n'arrive pas à me mettre au travail.

De toute façon, je l'aurais, le bac. Là n'est pas le problème. C'est surtout cette peur de décevoir, de me décevoir qui reste en moi, comme un vestige de mon passé de première de la classe. Même si j'ai le bac, le fait de ne pas avoir de mention m'apparait comme une sorte d'humiliation.

Je me demande quand est-ce que j'ai arrêter de bosser, et pourquoi. Est-ce que j'ai jamais vraiment travaillé? Quand j'étais gamine, je me basais plus sur mes capacités d'assimilation très rapide que sur le travail fournit à la maison. Et du coup, maintenant, je me retrouve comme deux ronds de flan, trop habitué à me fier à mes facultés d'absorbation plutôt qu'à un réel boulot.

En fait, je ne suis pas une glandeuse, mais il faut que j'arive à me décider à faire quelque chose, et surtout que j'en ai envie, que ce soit quelque chose qui me tienne à coeur. Je pourrais apprendre pendant des heures l'histoire de la mythologie nordique, mais je ne suis pas capable de me rappeler qui était le second President de la 5ème république (d'ailleurs, à quoi ça sert? Puis-je en tirer un enseignement qui me servira dans la vie? Est-ce que ça a évité aux autres presidents français de faire des erreurs? franchement, non.). Alors que la mythologie nordique a au moins l'avantage de me faire rêver. C'est elle qui a inspiré des légendes... Et ce sont les légendes qui font vivre et qui inspirent les Hommes.  

 

En ce moment, ce sont particulièrement les profs qui m'irritent. Il semblerait que le "fais ce que je dis, pas ce que je fais" soit de mise dans les lycées privés. Je ne dit pas ça pour tous, bien sur. Il y en a qui ont la foi, qui font vraiment ça par conviction, pour transmettre des choses, et ce sont les meilleurs; mais ce qui ne se donnent pas la peine de faire un cours, qui font ça pour, il semblerait, arrondir leur fin de mois et qui, cerise sur le gateau, osent nous gueuler dessus quand on ne fait pas notre boulot, ceux-là sont exécrables. Et je n'hésiterais pas à me foutre de leur gueule aussi longtemps que cela me sera possible, de préférence sous cape, histoire qu'ils ne puissent rien me reprocher. C'est assez bas, j'en ai conscience, mais c'est fichtrement satisfaisant.

 

Ce soir, je vais essayer de lire encore un peu mon livre de Stephen King qui m'attend sur ma table de chevet (en compagnie de quelques autres bouquins que je VEUX absolument lire et que je n'ai même pas le temps d'ouvrir.). Et boire un petit thé peut-être.

Moui. Ca sera bien.

17.5.07 20:04, Commenter

Tout plein de choses...

Déjà, j'ai eu 18 ans. Oh, je sais ce que vous vous dites. Rien d'incroyable, hm? Finalement, ça ne change pas grand-chose... Et pourtant je suis contente de les avoir, toutes ces années derrière moi. Et puis, c'est une bonne accosion pour prendre un nouveau départ, non?

 

Tout d'abord, la semaine qui vient de passer a été très très chargée. A tel point que jeudi soir, j'ai fondu en larmes pour un petit truc con (mon frangin qui, comme à son habitude, m'enerve). J'ai donc du (enfin, façon de parler) téléphoner à mon chéri pour qu'il me console, ce qui est délicat car il est en train de réviser comme un malade pour ses exams. Il faut dire aussi que mon prof de cinéma-audio-visuel nous a donné trois dossier à faire et que, glandeuse que je suis, je n'ai a peu près rien fait à par deux trois pages vite faites ce soir-là.

Le vendredi soir, c'était la première du spectacle de théâtre ou je joue deux roles. Autant dire gros stress, et évidemment remise en question totale de mon talent. Mais ça c'est très bien passé, on a tous assuré comme des bêtes et je me suis rendue compte que, merde, je les aime, ces gens-là, avec lequels j'ai souffert chaque mercredi aprem pour monter tout ça. En plus, j'ai eu droit au compliment des spectateurs et ça, c'est vraiment bon. Ca justifie plus d'une demi-année de travail, de frustration, d'énervement, de découragement. En plus, un de mes meilleurs amis était dans la salle et il m'a offert un bouquin de Bernard Werber pour mon anniversaire (c'est vraiment adorable de sa part, sachant que je ne suis pas venu a son anniversaire et qu'à l'époque j'étais fauchée comme les blés, donc je n'ai rien pu lui offrir).

 

Le samedi après-midi (vous vous doutez bien que j'ai dormi tout le matin), j'ai vu Marc (mon copain, au cas où ça ne serait pas clair) et je suis allée me faire percer le nombril. Le perceur était très sympa (tiens, d'ailleurs, un peu de pub; Si vous êtes sur Strasbourg, allez vous faire percer chez lui: www.adorfin.com) et il a été très pro, je n'ai quasiment rien senti. En fait, pour un peu, ça serait même agréable. En tout cas, je nage dans le bonheur depuis que j'ai ce petit bout de métal dans le ventre. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me rassure. J'aime voir la petite bille au-dessus de mon nombril, et c'est très agréable de le nettoyer: en fait, c'est la première fois queje m'occupe vraiment de quelque chose qui a trait a mon corps, c'est peut-être pour ça.

En plus, mon petit chéri a été adorable et je m'étonne toujours du temps qu'il arrive à m'accorder alors qu'il est en plein dans ses révisions. Je vais sans doute dormir chez lui mercredi soir. J'adore ces moments qu'on passe ensemble, où l'on cuisine, on fume, on rit, on finit toujours par faire l'amour et par se retrouver dans les bras l'un de l'autre, heureux. Il faut que je profite un maximum de cette nuit, étant donné que je ne vait plus le voir pendant deux semaines après ça... Il va terriblement me manquer.

Bref.

Donc, ce soir-là, deuxième représentation, forcément moins bonne puisqu'on est plus poussé par le stress et qu'on se repose un peu sur ce qui a déjà été acquis. Bien sur, j'ai fièrement montrer mon piercing a tout le monde (j'ai des tendances très exhibitionniste et en plus, quand je suis heureuse, il faut que TOUT LE MONDE le sache). Malheureusement, tous les acteurs sont allés boire un verre après et je n'ai pas pu venir avec eux puisque je devais me lever très tôt le lendemain pour partir à Epinal (2 heures de route, un vrai bonheur). J'étais un peu tristounette parce que comme dit precedemment, ce sont des gens que j'adore et j'aurais voulu pouvoir le dire de vive voix.

Point positif de la soirée: mon prof de théâtre m'a dit que je faisais penser à Emanuelle Béart. Comme ce n'est pas la première fois qu'on me le dit, je suis plutôt flattée car il semblerait que se soit donc vrai et pas seulement des paroles en l'air (mais j'ia beau m'examiner sous toutes les coutures, j'ai du mal à retrouver la ressemblance).

 

Le dimanche, je suis allée aux Imaginales, un festival de Fantasy/fantastique/SF qui se déroule à Epinal. Ca va faire 4 ou 5 ans que j'y vais, et c'est un vrai pelrinage.

Arrivée sur place, je découvre que l'auteur pour lequel je viens chaque année s'est désisté... Grosse déception. Cela dit, j'ai tout de même fait une rencontre assez magique: J'ai rencontré Gudule, une auteur pour la jeunesse dont les livres ont bercé une bonne partie de mon enfance. J'étais vraiment super émue de lui parler. C'est une femme simple, souriante, terriblement modeste. Je n'ai pas réussi à lui dire tout ce que j'avais sur le coeur... C'est vrai que, maintenant, je suis passée à un autre genre de littérature, mais ses livres ont tellement trait à mon enfance que je ne peux pas les ouvrir sans ressentir à la fois de l'exitation et de la nostalgie. C'est fou de rencontrer quelqu'un que vous ne connaissez pas et qui, pourtant, vous a fait pleurer et rire. Je me vois encore, à 10 ou 11 ans, pleurer sur mon lit en lisant la mort de Gavroche dans "la bibliothécaire". Je pense qu'on a tous un livre qui nous a vraiment marqué quand on était plus jeune et celui-là, c'est le mien. Et bien que ça fasse bien 4 ans que je ne l'ai plus lu, il m'a suffit de la voir pour replonger dans cette magie au doux parfum de violette.

 

 

Nous avons finalement du repartir, la chaleur était écrasante et je devais aller au théatre pour une dernière représentation. Je me suis endormi dans la voiture et, quand je suis arrivée au théatre, j'aurais donné tout ce que j'avais pour une bonne douche. Je me sentais moite. Vraiment moite. Vous savez, cette sorte de tièdeur humide malsaine et agaçante, qui vous fait vous sentir sale et que rien ne fait partir... Du coup, petit passage par les toilettes, où je me suis aspergée d'eau glacée (aaaaaah) et petite cigarette avec Marine, une exellente amie qui a commencé à fumer depuis peu (donc j'en profite, ça me fait de la compagnie pour ma "pause clope"... Oui, les fumeurs sont des gens très seuls et rejetés.).

La dernière représentation c'est bien passée, on s'est fait plaisir. Même ma prof d'histoire-géo qui était dans la salle m'a félicité (en ajoutant tout de même qu'il serait bien que je manifeste la même énergie en cours. Hum.). Bien sur le "prof" de théatre s'est laché sur la scène et nous a fait sa petite danse ridicule (qu'il trouve tout à fait à propos et élégante, j'en suis sure) à la Fred Astaire (qui, lui, a du se retourner dans sa tombe).

 

Voila voila. Un week-end chargé, donc.

 

Je n'ai pas vraiment la force d'ecrire beaucoup plus mais je vais essayer de me forcer pour le faire plus régulièrement. Et excusez les fautes d'orthographes, je n'ai pas le courage de me relire et écrire correctement en français est terriblement fatiguant.

 

14.5.07 20:20, Commenter

Un petit mot...

...Pour dire que, non, ce blog ne commence pas à moisir. Au contraire, je garde un oeil dessus.

On va bientôt savoir qui sera notre président. Pour moi, c'est blanc bonnet et bonnet blanc... Si j'avais pu voter, j'aurais voté Bayrou au premier tour. Sauf que bon, voilà, ce qui devait arriver est arrivé et c'est ça la démocratie. De toute façon, "centriste for ever".

Fin bon. C'est un peu soulant d'entendre parler de politique à longueur de journée, finalement. Donc, autant ouvrir un autre sujet.

Dans une semaine, j'aurais 18 ans. Dire qu'à 12 ans, je rêvais d'avoir cet âge. C'est vrai que là, maintenant, je me dit que... c'est mon tout premier pas vers le monde des... des.... des.... des adultes! En un sens ça ne me déplait pas non plus. Mais ça me fait bizarre, surtout que je commence à me rendre compte que j'ai plus d'affinité avec certaines personnes plus jeunes que moi qu'avec les gens de mon âge. Allez savoir...

Et puis, dans une semaine et un jour, je me fais percer le nombril. C'est une idée qui m'obsède assez bizarrement, j'en ai plusieurs fois rêvé... Pourtant, c'est assez commun. Limite pétasse. Mais j'ai l'impression que, pour moi, ça sera différent (son doute parce que c'est mon précieux petit corps). Et puis, j'ai toujours clamé haut et fort que mon nombril, c'est ce que je préférais chez moi. C'est vrai qu'il est beau. (bon, d'un autre coté, l'exessive laideur du reste rattrape cette perfection) (bon, d'accord, pas "exessive laideur" mais disons... non-exeptionnalité.

J'ai aussi remarqué quelque chose d'étrange chez moi. Chez les femmes, la beauté me fascine alors que chez les hommes, c'est l'intelligence. Je pourrais regarder une belle femme pendant des heures. Une fois, dans le bus, j'ai vu une fille vraiment vraiment magnifique. Environ 1m75, fine juste comme il faut, un visage superbe, vraiment ce que je considère être l'idéal féminin. Je pouvais pas m'empêcher de la fixer (d'ailleurs, elle a du se poser des questions). Je l'ai revu deux fois après ça et, à chaque fois, après, je me sentais grosse, maladroite et insignifiante. Pourtant je ne suis pas laide. Je suis mignonne en fait, j'ai l'air d'une gamine. On me dit que j'ai du charme. Mais moi, ce que j'aimerais, c'est avoir ce genre de beauté, la beauté qui laisse sans voix. Mais je suis la, avec mon pauvre mètre 58, mes 3 kilos en trop, mes taches de rousseur... Les gens s'étonnent que je me plaigne de mon physique, mais ce qu'il ne comprennent pas, c'est que je suis tout simplement frustrée de ne pas pouvoir correspondre à mon idéal. C'est sans doute très orgueilleux de ma part, de toutes façons.

 

A part ça, je suis toujours sans nouvelle du CV que j'ai déposé pour bosser cet été et je croise les doigts pour qu'on me recontacte. J'ai vraiment pas envie de me retrouver deux mois à glander et surtout, à ne pas gagner d'argent. Parce que si c'est le cas, exit le voyage à Paris, les nouvelles fringues, les cadeaux d'anniversaire de mon chéri, la demi-tonne de bouquin qu'il faut ABSOLUMENT que j'achète, etc...

En parlant de bouquin, lire me manque. Etant donné que je suis sensée vivre une vie de moine jusqu'au bac ("passe ton bac d'abord!", ce genre de conneries), pas le temps de lire. Et même si c'est le glandouillage extrème, je choisirais la solution de facilité (étalée devant l'ordinateur, à m'informer sur les derniers agissements de Paris Hilton et de Britney Spears - Mais qui ne rêve pas de savoir tout ça?). Ca me manque affreusement.

 

En fait, pour l'instant, j'ai plutôt envie de me livrer à quelque chose de plus... intellectuel (ça y est, vla les grands mots). j'ai envie de me poser dans un bar, de préférence MON bar préféré, avec une cigarette (tant que je peux encore y fumer) et un verre de vin rouge et dessiner, lire, écrire, surtout écrire. J'ai envie de dresser mon esprit à faire quelque chose d'un peu mieux que la bouillie qu'il me livre en ce moment. 

Et puis j'ai envie de m'évader, aussi. Ce n'est pas la première fois que je le dit, mais j'ai l'impression d'étouffer un peu. J'aimerais d'être couchée dans l'herbe, dans les vosges, près des ruines d'un chateau couvert de lierre, à profiter du soleil, de la terre, des arbres... Il faut préciser que je suis vraiment une enfant de la terre, de la nature. Je suis amoureuse de la forêt. C'est étonnant comme toute trace de frustration disparait dès que je suis à couvert des arbres. Je me sens protégée. Et là, ça fait tellement longtemps que je n'y suis plus allée que rien que de l'évoquer, j'ai une boule dans la gorge et les larmes aux yeux. J'ai l'impression d'être un petit être des bois qu'on a capturé et placé dans une cage.

Je sais que c'est une vision des choses très romantique, très enfantine et, d'une certaine façon, fondamentalement féminine. Mais, parfois, ce qui pourrait être un cliché exprime tellement bien ce que je ressens...

 

C'est amusant de voir comme je m'installe à l'ordinateur, ouvre mon compte de 20six en me disant "ça sera une petite note, je ne suis pas très motivée" et finalement je me retrouve avec un roman. Quand je suis lancée, je suis très dur à arrêter. Et puis, je me dit que finalement, je peux dire tout ce que je veux, tout ce que je ressens. En fait, tout ce que personne n'écouterais vraiment.

Ca me fait du bien.

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Pensée en vrac

Je ne fais décidément rien. Je vais à l'ordinateur, je glande, je lis.

J'essaie  d'oublier que j'ai tant de choses à faire avant la fin des vacances.

Je maudis mon inertie. Je me sens fatiguée alors que je ne fais rien. J'ai grossi.

Heureusement que j'ai pu sortir un peu... J'étouffe chez moi. Il y a ici une atmosphère entre la tension et l'abbattement. Je ne me sens plus chez moi. J'ai besoin de changement. J'appréhende le dernier mois de lycée, et considère la suite comme porteuse de changements. J'ai toujours besoin de changements.

J'ai sans doute du travail pour cette été, en tant que serveuse. Je suis assez contente à l'idée de gagner de l'argent, en plus c'est un bar ou je vais souvent, les gens y sont vraiment sympatiques. C'est un oblectif de plus qui me meut.

Dans deux semaines exactement, j'aurais 18 ans.

Je veux changer.

Dans deux semaines et un jour, je me fait percer le nombril. Je suis impatiente d'avoir ce petit trou dans mon corps. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que ça m'aidera à me dire "maintenant, c'est à toi de choisir".

Je suis encore une petite fille, et ça me fais peur.

Il y a deux jours, il m'est arrivé quelque chose que ne m'était plus arrivée il y a longtemps. Je me suis faite draguer dans la rue. Un mec adorable, j'ai pris son numéro parce que je ne voulais pas lui faire de peine. j'ai envie de l'appeller, juste pour lui dire que j'ai apprecié, mais que ce n'est pas possible. Je ne pense pas que je vais le faire. Il prendrait ça pour une invitation.

Mon copain va partir pendant deux semaines dans les vosges, bientot, vers la fin mai. Il va me manquer. Je suis secrètement morte de jalousie à l'idée qu'il passe deux semaines avec son meilleur ami. Je trouve ça injuste, lorsque j'évoque un possible séjour à Paris rien que nous deux, il a l'air un peu embarassé et fuit le sujet.

Il est temps que je fasse tous ce que je veux faire. Il faut que je me remette à écrire, beaucoup écrire. Le fait de tenir un blog me montre que je suis désespérément rouillée au niveau du style. Je me deteste d'avoir perdu ça.

J'ai vraiment l'impression que quelque chose me manque. J'ai l'impression de ne pas avoir de véritables amis. Moi qui ai toujours eu besoin d'être entourée, est-ce que je deviendrais solitaire?

Je recherche en moi une forme de sagesse.

J'ai peur de le dire, mais je crois que je grandis.

J'ai fais un rêve, il n'y a pas très longtemps, ou je trouvais un bébé sous la neige, et je l'adoptais. C'était une petite fille et elle s'appellait Rose. Elle était magnifique, et j'ai ressentis quelque chose de très très fort, comme un lien entre cette gamine et moi. Quand je me suis réveillé, j'avais un sentiment bizarre. J'en ai parlé à mon copain, mais je n'ai pas réussi à dire ce que je ressentais pour le bébé dans le rêve. J'avais une boule dans la gorge. Je ne crois pas qu'il a compris. Mes rêves m'étonnent toujours. Il montre des aspects de moi que je ne connais pas ou peu. Dans la vie, je n'aime pas les enfants, ils me mettent mal à l'aise, et pourtant, dans ce rêve, l'idée de me séparer d'elle était douloureuse... Y a-t-il un psychanaliste parmi nous?

Demain, je trouverais assez de volonté pour faire ce que je dois faire.

Je le ferais.

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